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La filière porcine québécoise prend position sur l’ACEUM et le projet de loi 112

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En tant qu’organisation représentant les éleveurs et éleveuses de porcs du Québec, nous nous engageons à défendre leurs intérêts. Dans un contexte où les négociations commerciales et les politiques interprovinciales peuvent influencer la compétitivité de notre filière, il est essentiel de faire entendre notre voix.

C’est pourquoi, au mois de novembre, nous avons participé, avec d’autres acteurs de la filière porcine québécoise, à deux consultations publiques :

Lors de l’élaboration des deux mémoires, nos objectifs principaux étaient de maintenir la compétitivité de la filière porcine québécoise, préserver la qualité des produits et l’équité réglementaire ainsi qu’assurer des conditions de marché justes et durables.

ACEUM : Nos recommandations principales

Pour garantir la compétitivité sur le marché américain, nous proposons :

  • Représenter l’ensemble du secteur porcin dans les futures négociations pour obtenir des gains concrets et renforcer la compétitivité tout au long de la chaîne de valeur.
  • Appliquer pleinement le principe de traitement national, afin d’éviter des mesures protectionnistes qui désavantageraient les produits agricoles canadiens.
  • Assouplir les règles d’origine pour le matériel agricole, afin de réduire les coûts, soutenir la modernisation des fermes et améliorer la productivité.
  • Intervenir concernant l’étiquetage américain, pour éviter toute discrimination liée à la règle « Product of U.S.A. » et préserver les mécanismes permettant de contester une mesure injuste.
  • Encadrer les restrictions à l’importation, en s’assurant qu’elles ne soient pas utilisées à des fins protectionnistes et qu’elles respectent des critères transparents, temporaires et justifiés.

Projet de loi 112 : Nos recommandations

Pour éviter que l’ouverture accrue entre provinces nuise à la qualité et à la compétitivité :

  • Assurer la réciprocité des normes entre les abattoirs provinciaux et fédéraux, afin d’éviter que des produits d’autres provinces entrent au Québec sans respecter les standards plus élevés en salubrité et bien-être animal.
  • Éviter les distorsions réglementaires, notamment en environnement, salubrité, bien-être animal et gestion des plastiques, qui désavantageraient les entreprises québécoises ayant investi pour se conformer à des normes plus strictes.
  • Protéger la mise en marché collective, essentielle à la coordination entre producteurs et transformateurs, et éviter qu’une ouverture non encadrée du marché ne fragilise le système.
  • Prévenir un affaiblissement des standards de qualité, en s’assurant que l’ouverture interprovinciale n’amène pas des produits qui ne respectent pas les exigences québécoises.

La filière porcine constitue un pilier économique majeur pour le Québec. Elle appelle le gouvernement à protéger ses intérêts lors de la renégociation de l’ACEUM, à éviter tout recul commercial, à consolider les mécanismes de règlement de différends et à rechercher des gains structurants pour l’avenir.