Historique

Passionnés et déterminés comme au premier jour

Ligne du temps

1966

Les pionniers

Le 11 août 1966, une soixantaine d’éleveurs invités par l’Union catholique des cultivateurs (UCC) se présentent au restaurant Grand Boulevard de Québec. L’objectif est de mettre en place une association regroupant l’ensemble des producteurs de porcs du Québec. Réunis sous la présidence de Gordon Thomson, neuf hommes et une femme formeront le premier conseil d’administration de cette nouvelle organisation. Leur volonté : être écoutés, changer les choses et unir leurs efforts pour améliorer les revenus des producteurs. Ce moment historique marque le début d’un riche parcours ponctué de petites et de grandes réalisations. La Fédération des propriétaires de porcs était née.

1969

Réginald Coutu,
président

1971-1981

Vers un plan conjoint

De 1960 à 1980, le Québec passe d’une agriculture marchande diversifiée à une agriculture spécialisée. Armés de patience et de bons arguments, les élus de la Fédération se mobilisent pour convaincre les producteurs d’adopter un plan conjoint, un outil collectif qui vise à assurer un juste prix aux producteurs. Entre 1971 et 1981, malgré le contexte économique variable et l’opposition de plusieurs groupes, trois référendums sont organisés. En 1981, à l’issue du troisième référendum, le plan conjoint est massivement adopté. Après 15 ans d’efforts, les éleveurs disposent enfin de moyens pour prendre leur avenir en main.

1976

Marcel Letendre,
président

1977

Mise en place de l’ASRA

1980

René Turcotte, président

Yves Tourangeau, président

1981

Adoption du plan conjoint

Yvon Scalabrini, président

1985

Laurent Pellerin,
président

1989

L’encan électronique

Les éleveurs souhaitent adopter une mise en marché collective qui réponde à leurs besoins. L’idée d’un encan électronique fait son chemin. Laurent Pellerin, qui devient président en 1985, fait le tour du Québec pour présenter cette idée novatrice. En 1989, l’encan électronique démarre grâce à un accord entre la Fédération et les acheteurs. Désormais, tous les porcs sont vendus au même prix selon le même système et sont payés dans un délai raisonnable et convenu. Malgré son succès, ce nouveau mécanisme de mise en marché devra être ajusté à plusieurs reprises en fonction de l’évolution des structures de production, d’abattage et de marché.

1990

Les débuts de la Table filière

La Fédération décide de visiter plusieurs pays étrangers, avec les acheteurs, pour s’inspirer des meilleures pratiques. Au début des années 1990, le Centre de développement du porc du Québec voit le jour. Le magazine de la Fédération, Porc Québec, devient un outil de communication important pour informer les éleveurs. Au même moment, les acteurs de la filière fondent Canada Porc International, une agence nationale chargée de développer des marchés étrangers. Ces initiatives sont les premiers jalons de la Table filière, une organisation rassemblant tous les acteurs de l’industrie. Plus récemment, ce besoin de travailler en filière a donné naissance à l’Équipe québécoise de santé porcine et au Porc Show.

1994

Charles Proulx,
président

1997

Plan agroenvironnemental

Clément Pouliot,
président

1998

Blocage de l’autoroute 20

2002

Une période difficile

Au cours des années 1990, la production se développe, les préoccupations environnementales s’accroissent, de même que les questions de cohabitation et de bon voisinage. Des tensions s’ensuivent entre les citoyens et les producteurs de porcs. Un peu partout au Québec, les protestations fusent contre les porcheries. La Fédération réagit en adoptant le Plan agroenvironnemental. En 2002, le gouvernement du Québec impose un moratoire et un BAPE est mis sur pied. C’est une dure période pour les éleveurs de porcs, qui posent des gestes concrets pour améliorer leur bilan et se conformer à une règlementation environnementale parmi les plus sévères au monde.2003

2003

Claude Corbeil,
président

2005

Fin du moratoire

2007

Jean Guy Vincent,
président

2009

Vers une nouvelle organisation de la mise en marché

En ce début de millénaire, le système d’encan ne fonctionne plus et les relations s’enveniment entre les producteurs et les acheteurs. La Fédération propose un nouveau modèle de mise en marché collective grâce à l’adoption d’une convention permettant aux éleveurs d’établir des relations d’affaires avec les acheteurs. La Fédération et les acheteurs conviennent de la nécessité de produire un porc comparable au produit concurrent, le porc américain. En échange de porcs plus lourds et d’une garantie d’approvisionnement, les éleveurs obtiennent le prix de référence américain. Cette nouvelle approche permet une meilleure différenciation du produit et une meilleure réponse aux demandes du marché.

2011

Un nouvel élan

À la fin des années 2000, une conjoncture difficile fragilise le secteur porcin. Le circovirus décime les troupeaux et la baisse du prix du porc et l’appréciation du huard frappent les producteurs. En 2011, la Fédération adopte un plan d’action. On entreprend la reconquête du marché local avec une campagne misant sur l’ennoblissement du porc québécois. D’ambitieux projets sont déployés pour assurer la santé et le bien-être animal et améliorer la rentabilité des entreprises. L’AQC, notamment, sera mis en place. Proactifs, les éleveurs produisent un premier rapport de responsabilité sociale, une première au Canada. La convention est renouvelée et bonifiée en regard des besoins des parties.

 

2011

David Boissonneault,
président

2013

Changement du nom et de l’image des Éleveurs

2014

Premier Porc Show

Plan stratégique de la filière porcine

2015

Adoption de la nouvelle convention de mise en marché

2016

50 ans!

Depuis 50 ans, les éleveurs et leur organisation sont guidés par des valeurs fortes comme l’engagement, la rigueur et l’excellence. Ils savent écouter, s’adapter, innover et bien s’entourer pour aller toujours plus loin. Ces hommes et ces femmes nourrissent le Québec avec une viande d’une qualité exceptionnelle, respectent les meilleures pratiques et contribuent à l’économie et à la vitalité des régions québécoises. Saluons la résilience, la détermination et la passion si caractéristiques des éleveurs de porcs d’ici. Offrons à la relève un avenir plein de promesses et de grandes réalisations pour les 50 prochaines années !

2017

David Duval,
président

2019

Une formule de prix basée sur le cutout

En 2019, la Régie arbitre la Convention de mise en marché des porcs en faveur des Éleveurs. Elle introduit ainsi une formule de prix basée sur le cutout. Cela permet un meilleur partage de la richesse au sein de la filière.

 

2020

La pandémie frappe fort dans le secteur porcin au Québec. Alors que des transformateurs sont dans l’obligation de réduire les abattages et même cesser les opérations, le nombre de porcs en attente explose dans les fermes du Québec.

 

2021

Les Éleveurs sont grandement impactés par la grève déclenchée à l’usine d’Olymel de Vallée-Jonction, qui aura duré quatre mois. Le nombre de porcs en attente déjà élevé dû à la pandémie nuira grandement à la situation financière des fermes.

En novembre, les Éleveurs dénoncent la Convention 2019-2022 et des négociations avec les Acheteurs débutent.

2022

C’est le début d’une crise sans précédent au Québec, au Canada et à l’international. La référence de prix américaine est à son plus bas.

2023

En avril, les Éleveurs et les Acheteurs signent une nouvelle Convention de mise en marché des porcs

2023

Louis-Philippe Roy, président