Les grandes priorités des Éleveurs de porcs du Québec

Le secteur porcin québécois évolue dans un environnement marqué par des transformations économiques, réglementaires, environnementales et géopolitiques importantes. Pour assurer son avenir et celui des entreprises qui le composent, les Éleveurs de porcs du Québec ont ciblé quatre (4) grandes priorités.

Prendre soin des animaux, une priorité

Le bien-être des animaux est au cœur des valeurs des éleveuses et des éleveurs de porcs du Québec. D’ici 2029, la filière mènera à bien une importante transition afin de répondre aux nouvelles exigences en matière de logement des truies.

Les entreprises porcines québécoises appliquent des exigences précises en matière de soins et de bien-être animal, notamment celles prévues au Code de pratiques pour le soin et la manipulation des porcs. Des audits permettent d’en vérifier le respect à la ferme, notamment en ce qui concerne le logement, les soins apportés aux animaux et les pratiques d’élevage.

La recherche contribue à faire évoluer constamment les pratiques d’élevage. Santé, prévention des maladies, alimentation, logement et conduite des animaux : le service Santé, qualité, recherche & développement (SQRD) des Éleveurs mène et soutient des travaux dans plusieurs domaines. Il collabore également avec de nombreux experts et expertes, notamment des chercheur.euse.s et des chaires de recherche.

Ces travaux permettent d’approfondir les connaissances, de mieux comprendre les besoins des animaux et d’améliorer continuellement leur bien-être. La science guide aussi l’évolution des normes du secteur. La révision du Code de pratiques est notamment appuyée par un comité scientifique qui contribue à éclairer les travaux.

L’adaptation des bâtiments aux nouvelles exigences en matière de logement des truies représente des investissements majeurs pour les entreprises porcines. D’ici 2029, on estime que les éleveuses et les éleveurs devront investir collectivement 63 M$ pour effectuer cette transition. Un soutien financier adéquat est essentiel pour leur permettre de réaliser ces investissements tout en maintenant la viabilité et la compétitivité de leur entreprise.

Le bien-être et la santé des animaux reposent sur une responsabilité partagée. De l’élevage à l’abattoir, en passant par les meuneries, les transporteurs et les vétérinaires, chaque maillon de la filière contribue au maintien de standards élevés en matière de santé et de bien-être animal.

Transformer un bâtiment et adapter ses pratiques demandent de la planification, de l’expertise et des ressources financières importantes. Les entreprises doivent pouvoir compter sur des outils et du soutien pour planifier leurs investissements et réussir cette transition. Les Éleveurs mettent leur expertise au service de leurs membres et les accompagnent dans cette démarche afin de favoriser un déploiement optimal des nouvelles pratiques en matière de bien-être animal, adapté à la réalité de chaque entreprise.

Icône de cochon, couleur rose

60% des truies sont déjà élevées dans les maternités conformes aux nouvelles exigences.

Une production tournée vers l’avenir

Les éleveurs et les éleveuses de porcs du Québec innovent chaque jour pour produire de façon toujours plus durable. Cette démarche de développement durable repose sur l’amélioration continue des pratiques, l’innovation et un équilibre entre les attentes de la société et la viabilité économique des entreprises.

Le développement durable se décline ainsi :

  • Une démarche d’amélioration continue de la performance environnementale;
  • Des investissements dans l’innovation, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables;
  • Une production conciliant les attentes de la société et la viabilité économique des entreprises;
  • Un engagement envers une production durable, responsable et compétitive.

Bonnes pratiques recommandées aux éleveuses et éleveurs de porcs

icône représentant du lisier dans une charette
icône représentant une tracteur
icône représentant une plante

Faits saillants

La production porcine québécoise présente un bilan GES 25 % inférieur à celui des cinq principaux pays exportateurs de porcs.

Le bilan d’eau consommée de la production porcine québécoise est 45 % inférieur au bilan moyen des cinq principaux pays exportateurs de porcs.

Des investissements à la hauteur des défis de demain

Le secteur porcin contribue à la sécurité alimentaire, à l’économie et à la vitalité des régions. Face aux défis de demain, il est temps de lui donner la place qu’il mérite, grâce à des investissements en agriculture comparable à la moyenne des autres pays de l’OCDE.

Des défis bien réels

  • Changements climatiques
  • Hausse des coûts d’exploitation
  • Incertitudes géopolitiques
  • Transition vers de nouvelles exigences réglementaires

Ces réalités exercent une pression croissante sur les entreprises porcines, alors même qu’elles doivent continuer d’investir pour demeurer compétitives et s’adapter. Moderniser les bâtiments, améliorer l’efficacité énergétique, intégrer de nouvelles technologies ou répondre aux nouvelles exigences en matière de bien-être animal et de développement durable nécessitent des investissements majeurs.

Investir pour l’avenir

Dans un contexte marqué par la hausse des coûts de production, l’évolution des marchés et des exigences croissantes, les entreprises porcines doivent continuer d’investir pour demeurer performantes. Un environnement d’affaires favorable et des programmes de soutien adaptés sont essentiels pour donner aux éleveurs et éleveuses la capacité de moderniser leurs installations, d’améliorer leur efficacité et de planifier leurs investissements à long terme. Ces conditions contribuent directement à maintenir un secteur porcin québécois fort, compétitif et résilient.

L’évolution des attentes et des exigences en matière de bien-être animal et de développement durable entraîne des changements importants dans les installations et les pratiques d’élevage. Ces transitions nécessitent des investissements majeurs, mais aussi de la planification, de l’expertise et un accompagnement adapté. Les Éleveurs travaillent à soutenir leurs membres dans cette évolution afin de favoriser une transition réaliste et efficace, qui tient compte de la capacité financière et de la réalité propre à chaque entreprise.

Une part importante des bâtiments de finition a été construite il y a plusieurs décennies et nécessite aujourd’hui des investissements pour être modernisée. Le renouvellement de ces infrastructures représente un levier important pour améliorer les conditions d’élevage, accroître l’efficacité des opérations et faciliter l’intégration de nouvelles technologies et pratiques. Soutenir cette modernisation permet également aux entreprises de disposer d’installations adaptées aux réalités actuelles et à celles des prochaines années.

L’innovation permet aux entreprises porcines de produire mieux, avec des ressources utilisées plus efficacement. Automatisation, technologies de précision, équipements plus performants, efficacité énergétique et énergies renouvelables offrent de nouvelles possibilités pour optimiser les opérations et réduire les coûts. Faciliter l’accès à ces solutions et soutenir leur adoption permet aux entreprises d’améliorer leur productivité tout en poursuivant leur transition vers des pratiques plus efficaces et durables.

Le renouvellement des générations est essentiel à la vitalité du secteur porcin québécois. Or, le coût des actifs, les investissements nécessaires à la modernisation des fermes et les besoins importants en capitaux peuvent représenter des obstacles à l’établissement et au transfert. Créer des conditions favorables à la relève permet de faciliter la transmission des entreprises et du savoir-faire, de maintenir les fermes en activité et d’assurer la continuité de la production porcine au Québec.

Investir dans le secteur porcin, c’est investir dans l’économie du Québec

en retombées économiques

Près de

de porcs produits

ont importé du porc du Québec

80 % de la demande locale est comblée par la production québécoise, tandis que 68 % de celle-ci est destinée aux marchés d’exportation.

Chaque dollar de soutien net accordé à la filière porcine génère 305 $ d’activité économique au Québec.

de retombées fiscales pour le gouvernement du Canada

de retombées fiscales pour le gouvernement du Québec

Objectif : porter les investissements publics en agriculture à la moyenne des autres pays de l’OCDE.

Investir dans le secteur porcin, c’est investir dans la vitalité du Québec

32 % sont des femmes
25 % ont moins de 40 ans

des entreprises porcines sont des entreprises familiales

Près de 2 300 sites porcins répartis dans toutes les régions du Québec

La filière porcine soutient près de 27 000 emplois à travers la province:

  • 87 % des entreprises porcines comptent moins de cinq employés.
  • Plus de 1 100 travailleurs étrangers temporaires contribuent aux activités des fermes porcines.
  • 60 % des emplois soutenus par la filière sont créés directement dans les activités d’élevage et de transformation.
  • La consommation du porc augmente malgré une baisse de la consommation de viande au Canada.

Des piliers essentiels à notre avenir

Depuis des décennies, la force de la filière porcine québécoise repose sur trois piliers complémentaires qu’il est essentiel de préserver et de protéger :

La mise en marché collective

La mise en marché collective permet aux éleveurs et éleveuses de regrouper leur offre et de négocier collectivement les conditions de vente de leurs porcs. Elle contribue à établir un meilleur rapport de force pour les éleveurs et éleveuses face à un marché de l’abattage fortement concentré. Elle vise aussi l’établissement de règles communes, transparentes et équitables pour l’ensemble des entreprises. Protéger ce pilier, c’est préserver la capacité de l’ensemble des éleveurs et éleveuses à agir d’une seule voix pour défendre leurs intérêts et obtenir le meilleur prix, sans égard au type de modèle d’affaires.

La sécurité du revenu collective

La production porcine évolue dans un environnement où les entreprises sont exposées à des fluctuations importantes des prix, des coûts de production et des marchés. Les mécanismes collectifs de sécurité du revenu permettent d’atténuer les répercussions de ces variations et d’offrir une plus grande stabilité aux entreprises lorsque les conditions se détériorent. Leur maintien est essentiel pour soutenir la résilience des fermes et leur capacité à traverser les périodes plus difficiles. Il s’agit d’un investissement rentable pour l’État, qui transforme chaque dollar investi dans la filière en 305 $ d’activité économique.

La gestion efficace de la ferme

La pérennité du secteur repose aussi sur la capacité de chaque entreprise à bien gérer ses ressources, à maîtriser ses coûts et à investir au bon moment. L’accès à des données, à des outils de gestion et à de l’expertise permet aux éleveurs et éleveuses de prendre des décisions éclairées, d’améliorer leur efficacité et de s’adapter à un environnement en constante évolution. Des fermes bien gérées et performantes renforcent ainsi l’ensemble de la filière porcine québécoise.

Logo des Éleveurs (lettre Q en majuscule), sur fond bleu, avec les mois suivants écrits autour: Prospérité, Pérennité, Fierté