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Les Éleveurs demandent au gouvernement de bonifier les programmes de gestion des risques

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Gouvernement du Canada

Le 23 juin, les Éleveurs de porcs du Québec, représentés par René Roy et Mario Rodrigue, ont présenté les préoccupations et attentes des Éleveurs au regard des programmes de gestion des risques offerts par Agriculture et Agroalimentaire Canada. 
 
Le Comité permanent consulte actuellement différentes parties concernant les programmes de gestion des risques de l’entreprise. L’UPA et le Conseil canadien du porc y ont déjà présenté leurs positions. 
 
« Il est impératif d’établir un filet de sécurité du revenu offrant un soutien suffisant, prévisible et concurrentiel. Pour poursuivre leurs activités, s’adapter aux changements, innover et se montrer compétitives, les entreprises agricoles ont besoin d’une base stable sur laquelle s’appuyer : elles doivent avoir accès à des programmes de gestion des risques des entreprises (GRE) efficaces et fiables. Ces outils financiers représentent pour les gouvernements un investissement stratégique dans l’économie », a affirmé René Roy.

Les Éleveurs ont rappelé que la COVID a entrainé des perturbations de marché qui se traduiront par une diminution des revenus des marchés de l’ordre de 150 M$. Ils ont réitéré la nécessité d’adapter les paramètres du programme Agri-stabilité à la réalité des éleveurs de porcs en amenant le seuil de déclenchement à 85 %. 
 
Sous sa forme actuelle, le programme Agri-stabilité :

  • Augmente la pression sur les liquidités des entreprises et sur les outils de gestion des risques offerts par le gouvernement provincial, tels que l’ASRA.
  • Retarde les investissements pourtant nécessaires pour préserver la compétitivité des entreprises porcines et pour respecter les exigences sociétales en matière de bien-être animal.

De plus, les Éleveurs ont aussi déploré que l’enveloppe de 125 M$, annoncée le 5 mai dans le cadre du programme Agri-relance, ne permet pas de couvrir les coûts supplémentaires qui ont été assumés par les éleveurs en raison de la COVID. « Des améliorations doivent être apportées au cadre Agri-relance afin qu’il soit plus agile à s’adapter aux réalités de chaque secteur », a indiqué M. Roy.

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