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David Duval et les conférenciers

Des conférences d’actualité

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Assemblée des Éleveurs

Lee Schulz, professeur associé au Département d’économie de l’Université d’Iowa, a abordé les enjeux et les perspectives dans le secteur porcin américain. Il a qualifié « de jamais vu » le développement observé depuis 2004, tant au chapitre de la capacité d’abattage (+ 11 %) que de la production (+ 14 %). Devant une offre aussi abondante, l’incertitude se retrouve plutôt du côté de la demande dans un contexte de commerce international incertain pour le secteur porcin américain.
 
Glynn Tonsor, professeur au Département d’économie de l’Université du Kansas, a traité de l’historique, des principes et de l’évolution de la loi de déclaration obligatoire des prix aux États-Unis. À travers cette évolution, il note l’augmentation significative de la proportion de porcs dans la catégorie de prix qui rémunère des attributs distinctifs comme le sans ractopamine. Enfin, il souligne que la valeur de la viande (cut out) est incorporée aujourd’hui dans la détermination du prix d’environ 33 % des porcs aux États-Unis, une part qui est en croissance.
 
Gilbert Lavoie de Forest Lavoie Conseil est venu pour sa part présenter une analyse comparative du coût de l’alimentation porcine dans différentes zones de l’Amérique du Nord. Pour faire contrepoids au fait que les éleveurs québécois doivent composer avec un coût des aliments plus élevé, il a notamment indiqué que l’une des avenues à prioriser consisterait à se démarquer du porc de commodité en se positionnant sur des marchés à valeur ajoutée. Il note cependant que cette différenciation doit être rétribuée et incitée à l’aide de mécanismes de répartition de la valeur ajoutée dans les différents maillons de la filière. 
 
Catherine Brodeur de Groupe AGÉCO et Daniel-Mercier Gouin, professeur en agroéconomie à l’Université Laval, ont présenté une analyse des écarts de coûts de production entre le Québec et certains concurrents afin de positionner l’intervention de l’ASRA dans ce contexte.

L’une des conclusions de M. Daniel-Mercier Gouin est que les compensations obtenues de l’ASRA sont pleinement justifiées, compte tenu du coût plus élevé du prix des aliments au Québec. Par contre, les compensations ASRA sont insuffisantes lors d’un cycle de bas prix pour assurer un revenu net positif aux entreprises quand on considère la cotisation que ces dernières doivent verser au programme.
 
Les conférences peuvent être visionnées sur le groupe Facebook des Éleveurs. Le magazine Porc Québec du 28 novembre reviendra en détail sur chacune des conférences.

Un moment de réflexion

En clôture, David Duval a souligné que ce genre de journée de conférences permet à tous les intervenants du secteur de prendre un moment de réflexion pour analyser leurs forces et leurs faiblesses, mais aussi les défis pour mieux se positionner vers l'avenir : « Les occasions qui se présentent à la filière porcine québécoise sont extrêmement prometteuses. On doit alors absolument travailler tous ensemble pour s'améliorer et partager les risques et les revenus afin de pouvoir pleinement saisir ces occasions. »

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