Communiqués

_MG_7974 (2)

Forum stratégique sur l’avenir de la production porcine : La filière appelée à agir pour relever les défis de demain

Québec, le 11 novembre 2016 — Les Éleveurs de porcs du Québec et leurs partenaires étaient réunis le 10 novembre dernier à Québec pour la tenue du Forum stratégique sur l’avenir de la production porcine. La journée a permis aux 300 producteurs et intervenants présents de discuter et d’échanger, mais surtout de réfléchir à l’avenir du secteur, qui s’annonce rempli de défis.

Des solutions innovantes pour une situation changeante
En seulement quelques années, la situation des marchés, la compétition, ainsi que les modèles d’affaires du secteur porcin ont beaucoup changé et menacent la pérennité de la production. Les Éleveurs ont donc pris les choses en main en organisant une rencontre au sommet avec tous les acteurs de la filière pour trouver des solutions concrètes. « Il faut créer, tous ensemble, un environnement d’affaires propice à la consolidation et au développement du secteur porcin. Et ça presse! » a souligné M. David Boissonneault, président des Éleveurs de porcs du Québec.

La situation sous la loupe d’experts renommés
Afin d’aider les participants à mieux comprendre la situation pour prendre des décisions d’affaires plus éclairées, des experts de haut niveau sont venus décortiquer les grandes tendances des marchés et stimuler des pistes de réflexion. Parmi eux : Vincent Chatellier, économiste et ingénieur de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) ; Brett Stuart, partenaire fondateur de la firme Global AgriTrends ; Dr Ken McEwan, professeur de l’alimentation, de l’agriculture et des ressources économiques à l’Université de Guelph ; Claude Lafleur, chef de la direction de IFFCO Canada et ancien chef de la direction de la Coop Fédérée ainsi que Michel Morisset, professeur titulaire en histoire et politiques agroalimentaires à l’Université Laval.

Les grands constats en rafale :

  • L’offre excédentaire de porcs sur le marché américain fait plonger les prix de 34 % à la bourse de Chicago, ce qui a un impact direct sur les revenus des éleveurs d’ici.
  • L’Europe, malgré la signature récente de l’accord de libre-échange, pourrait représenter à terme de 6 % à 7 % des exportations canadiennes. L’Union européenne est un marché mature et le deuxième plus gros producteur de porc au monde.
  • La Chine représente une opportunité de croissance intéressante pour les éleveurs québécois, qui importe à elle seule environ 30 % du porc mondial. Sans compter que le marché du Québec se distingue par son offre de coupes spécialisées, notamment sur les marchés asiatiques.
  • Tout n’est pas noir pour la filière porcine québécoise, qui possède plusieurs avantages concurrentiels dans tous les maillons (production, transformation, vente), tels que la capacité de réaction collective rapide, les règles et pratiques sanitaires respectant les plus
    hauts standards, l’offre importante de grains, le nombre d’abattoirs en activité et en compétition et la capacité de desservir une vaste gamme de marchés.

Un appui concret à la relève
Une place spéciale a été faite à la relève lors du Forum, entre autres grâce à deux bourses d’appui de 5000 $ à des jeunes éleveurs porcins, l’une remise par les Éleveurs de porcs du Québec et l’autre par M. Pierre Paradis, ministre de l’Agriculture des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). Francis Bouchard, 23 ans, de Saint-Isidore, ainsi qu’Anthony Gauthier, 29 ans, de Saint-Hilarion sont les deux lauréats.

Les éleveurs inquiets pour la suite
Le sondage CROP dévoilé lors du Forum a permis de mettre en lumière l’incertitude que vivent plusieurs éleveurs. En effet, 30 % se disent assez ou très inquiets pour l’avenir de la production porcine au Québec, une proportion qui grimpe à 54 % chez les éleveurs indépendants.


Dans un tel contexte, les intentions de maintenir les investissements sont à la baisse. Ce qui les inciterait à le faire ? Les deux tiers (67 %) iraient de l’avant s’il y avait une plus grande certitude face à l’avenir du secteur porcin, 60 % s’ils avaient accès à un programme d’aide à l’investissement et 47 % si les programmes de sécurité des revenus étaient stables et récurrents.

Le gouvernement appelé à faire « une passe sur la palette » au secteur porcin
La veille du Forum, les Éleveurs de porcs ont convié les intervenants politiques pour un cocktail sous le thème du hockey afin d’échanger avec ceux-ci sur les enjeux et défis actuels et futurs. Rappelant que les éleveurs sont des entrepreneurs dynamiques et qu’il est important d’attirer et de garder des jeunes talentueux en production, David Boissonneault a déclaré qu’il était « temps d’envoyer un signal clair et positif aux producteurs, en créant des outils pour créer un effet de levier propice au réinvestissement en production. ». « Rappelons que notre production génère des exportations de 1,4 milliard de dollars, davantage que l’hydroélectricité. Pour continuer à être une production de premier plan, nous demandons au gouvernement de jouer en équipe et de nous faire une passe sur la palette. C’est de cette façon que l’on pourra collectivement compter des buts ! » a conclu M. Boissonneault.

À propos des Éleveurs de porcs du Québec
Les Éleveurs de porcs du Québec représentent les intérêts de leurs 3 400 membres, répartis dans 8 groupes régionaux. Le secteur porcin génère des retombées économiques de plus de 2,55 milliards de dollars dont bénéficient toutes les régions de la province. Au Québec, la filière porcine emploie 26 500 personnes. Environ 70 % de la production porcine québécoise est exportée, ce qui représente près de 45 % des exportations canadiennes (en valeur). Ces cinq dernières années, le porc du Québec a été exporté dans plus de 125 pays, ce qui représente 8 % du commerce mondial du porc.

 

Légende de la photo : Pour l’occasion, les membres du conseil d’administration arboraient fièrement un chandail de hockey aux couleurs des Éleveurs de porcs du Québec. De gauche à droite : Pascal Rioux, président des Éleveurs de porcs du Bas Saint-Laurent, David Duval, président des Éleveurs de porcs de la Montérégie, Jocelyn St-Laurent, président des Éleveurs de porcs de l’Estrie, Louis-Philippe Roy, vice-président des Éleveurs de porcs des Deux Rives, Cécilien Berthiaume, président des Éleveurs de porcs de la Beauce, David Boissonneault, président des Éleveurs de porcs du Québec, Bruno Bouffard, président du comité de la mise en marché - finisseurs pour les Éleveurs de porcs du Québec, Renée Henri, 1re vice-présidente du Syndicat des producteurs porcs de Lanaudière-Outaouais-Laurentides, Pierre Massie, président du comité de la mise en marché – naisseurs pour les Éleveurs de porcs du Québec, Yvan Fréchette, président du Syndicat des producteurs de porcs du Centre-du-Québec et Benoît Magny, président des Éleveurs de porcs de la Mauricie.

Retour