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Marcel Groleau

« On est dans un moment charnière », Marcel Groleau à l'assemblée générale des Éleveurs de porcs du Québec

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Assemblée des Éleveurs

Pour son président, Marcel Groleau, l’UPA est à un moment charnière pour obtenir des gains vis-à-vis les programmes de soutien ou des réponses aux attentes des producteurs. « Les astres sont alignés : le ministre Laurent Lessard a un attachement pour le secteur et nourrit des ambitions pour  le monde agricole. Comme il l’a laissé entendre, dans son allocution, si nous sommes derrière lui, nos messages se rendront à destination », estime M. Groleau.

Selon le président de l’UPA, il y aura  plusieurs « rendez-vous » possibles avec le gouvernement pour se faire entendre, prenant en exemple ceux consacrés à l’élaboration de la politique bioalimentaire. « Il s’agit d’une opportunité, mais à la fois d’un immense défi, car, les éléments de cette politique interpellent les producteurs, mais en fonction des préoccupations des consommateurs. On y parle davantage d’aliments que d’agriculture », fait-il valoir.

Une telle politique, selon lui, doit d’abord réunir plusieurs ministères, en fait, tous les ministères pouvant être concernés par le développement de l’agriculture. « Il faut une écoute du milieu agricole, car il y a beaucoup d’incompréhension nuisant à l’avancement des dossiers. Je fonde l’espoir que, dans cette politique, les ministères se concertent et que les solutions se mettent en place », espère-t-il.

Cette politique devra aussi s’appuyer sur le développement potentiel du Québec et reposer en ce sens sur des objectifs de croissance. Pour y parvenir, a continué M. Groleau, il faudra des programmes de gestion du risque pour accompagner les producteurs dans leurs investissements. La politique devra également soutenir la mise en marché collective. Enfin, La Financière agricole devra démontrer qu’elle est plus qu’une institution d’assurances, mais bien un organisme prêt à remplir pleinement son rôle d’appui au financement, notamment en libérant du « capital patient  », soit des prêts à long terme. « C’est ce que je vois dans une future politique bioalimentaire du Québec », a fait valoir le président de l’UPA.

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