Environnement-et-communaute

Performance environnementale

Bilan d’eau consommée par la production porcine au Québec

Le bilan eau correspond à la quantité d’eau consommée durant toutes les étapes de production de viande de porc, de la production de grains pour la moulée jusqu’à la sortie de l’abattoir. Réalisé pour la première fois en 2012, le bilan eau de la production porcine québécoise a été mis à jour en 2016.

Le bilan eau a diminué de 1,7 % en 4 ans, passant de 68,6 à 67,5 litres d’eau consommée pour 1 kg de porc carcasse. L’augmentation de la productivité générale du troupeau explique essentiellement l’amélioration du bilan eau.

Actuellement, il n’y a pas de résultats comparables en terme de bilan eau pour d’autres régions du monde. Cela est notamment dû au fait que la mise à jour du bilan eau de la production porcine québécoise repose sur une méthodologie et des données raffinées.

Soulignons toutefois que le Québec possède certains avantages comparatifs, notamment en raison de son climat. À titre d'exemple, le maïs, qui compose environ 60 % de l’alimentation du porc, n'a pas besoin d'être irrigué lorsqu'il est cultivé au Québec, ce qui n'est pas le cas lorsqu'il pousse dans des régions plus arides. L’irrigation des cultures est un facteur qui influence grandement le bilan eau. Par conséquent, le bilan eau de la production porcine québécoise est bien plus faible que celui d’autres régions du monde qui doivent irriguer leurs cultures, comme la Chine et certains états américains.

Quantité d’eau consommée selon l’étape de production du porc au Québec (litres d’eau consommés/kg porc carcasse)

Production et transformation des grains

51 % de la consommation d'eau est attribuable à la production de grains et à la fabrication de la moulée pour l'alimentation animale.

Élevage

25 % de la consommation d’eau est attribuable aux opérations sur le site d’élevage (ex. : consommation directe d’eau pour l’abreuvement des porcs et le nettoyage du bâtiment).

Abattage

24 % de la consommation d’eau est attribuable à l’abattage des porcs.

Bilan carbone de la production porcine au Québec

Le bilan carbone de l’élevage porcin québécois tient compte de toutes les étapes de production de viande de porc, de la production de grains pour la moulée jusqu’à la sortie de l’abattoir. En 2016, les résultats montrent que le bilan carbone de la production porcine québécoise est demeuré pratiquement inchangé par rapport à 2010. Il est passé de 4,20 à 4,22 kg CO2e/kg porc carcasse, ce qui représente une augmentation de 0,4 % sur 5 ans.

Quantité d’émission de gaz à effet de serre (GES) selon l’étape de production du porc au Québec (kg CO2e/kg porc carcasse)
Production et transformation des grains (2,35 kg CO2e) Élevage (1,55 kg CO2e) Abattage (0,32 kg CO2e)

Comparaison des émissions de GES de la production porcine québécoise

Selon les données publiées par l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la production porcine québécoise affiche la meilleure performance environnementale de toutes les régions productrices de porcs du monde. Son bilan carbone est 31 % plus bas que la moyenne mondiale.

Ces résultats illustrent bien l’avantage de l’utilisation de l’hydroélectricité produite au Québec. En effet, il s’agit d’une énergie qui génère très peu d’émissions de GES comparativement aux combustibles fossiles. D’autres facteurs peuvent aussi expliquer la variation des émissions de GES. Par exemple, la quantité d’émissions liée à l’entreposage du lisier diminue avec la baisse de la température moyenne extérieure et la réduction du temps d’entreposage. De plus, la quantité de GES émise varie en fonction de la composition de l’alimentation du porc.

GES émis/kg porc carcasse
(alimentation-élevage-transformation)
31 %

Le bilan carbone de la production porcine québécoise est 31 % inférieur à la moyenne mondiale.